
Ce qui me rend triste lorsque la
scène s’arrête et que le rideau imaginaire tombe
devant mon être. C’est que tout ce que j’ai
réussi à faire sortir en quelques minutes me renvient
en plein cœur pour assécher la seule goutte
d’espoir qui s’est reconstruite en moi.
Les soucis, ce sont eux qui me condamnent à vivre et revivre
cette étreinte passionnelle avec la perte. Cette brillante
amoureuse destructrice. Mais pour le moment, il n’y a pas
assez d’espoirs disparues pour en vider totalement le lac. Et
tant mieux. On pourra harceler mon moral autant de fois qu’on
le désire, la limite des sources n’est pas encore
atteignable.
Alors à tous ceux qui pensent jouer avec mon âme comme
avec une balle de ping-pong, la désillusion à
encourir sera bien plus violente que vos mouvements
archaïques. Je suis maître de votre prostitution
mentale. Vous vendez votre esprit pour du plaisir dont je suis
l’origine, et l’origine, peu importe ce qu’elle
est, sera toujours capable de se défendre en cas
d’abus.

Je ne suis l’ange de personne.














